Voyage au Nicaragua: La cathédrale de Leon

More trips on our website/plus de voyage sur notre site:

http://www.ann.fr/voyage-sur-mesure/48/nicaragua.html

Le Nicaragua s’enorgueillit de ses deux cités coloniales célèbres que sont Granada au bord du lac Nicaragua et Leon, située à 90 km au nord-est de Managua vers la frontière avec le Honduras et El Salvador

images (4)Dans la ville de Leon, tous les chemins mènent à la cathédrale, un vrai joyau architectural tout en blanc. Son nom officiel est Insigne y Real Basílica Catedral de la Asunción de la Bienaventurada Virgen María, Cathédrale basilique royale de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. A l’intérieur reposent plusieurs hommes célèbres tels que le poète national nicaraguayen Ruben Dario, « prince des lettres castillanes » (1867-1916), dont la tombe repose au pied de la statue de San Pablo. Beaucoup de personnages illustres du Nicaragua sont enterrés également ici.

Construite en 1747 par l’architecte guatémaltèque Diego José De Porres Esquivel, elle forme un grand rectangle montrant les contours d’une croix dans sa partie centrale. Ce plan rectangulaire est semblable à celui des cathédrales de Lima et Cuzco au Pérou, il semble qu’il y avait une histoire de plan envoyé d’Espagne pour Lima et qui s’est acheminé ici par erreur, à vérifier. Elle est composée de 5 nefs, 5 terrasses, 2 tours de style néoclassiques, une paroisse, une galerie, un cloitre et 7 tunnels dont certains servaient dans le passé pour communiquer avec 4 des 16 églises qui entourent l’édifice.

Grâce à la robustesse de ses murs, elle a résisté à plusieurs secousses sismiques, aux colères du volcan Cerro Negro et à plusieurs guerres. Achevée en 1814, elle fut consacrée par l’évêque Bernardo Pinol y Acinena en 1860. La même année le pape Pie IX l’éleva au rang de basilique. C’est la plus grande cathédrale d’Amérique centrale. Au début du XXème siècle Jorge Navas Cordonero, sculpteur, ajouta au monument diverses statues dont celle de la vierge Marie sur la façade. Navas réalisa aussi la sculpture des douze Apôtres près des colonnes de la nef centrale ainsi que le lion de la tombe de Ruben Dario entre autre. Elle fut inscrite sur la liste du patrimoine historique  mondial de l’UNESCO en 2011. Symbole du passage de l’architecture baroque à l’architecture néoclassique, son style est considéré comme éclectique. L’intérieur de la cathédrale se caractérise par une extrême sobriété et baigne dans la lumière naturelle de jour.

Dans le sous-sol de la cathédrale il existe 7 tunnels dont trois sont proposés à la visite. Celui de la tour nord est l’un des plus visités, il est petit, de la taille d’une pièce et dispose d’une antichambre. Cet endroit est utilisé pour faire des expositions de photos notamment. Dans le sous-sol on peut visiter aussi les innombrables tombes des évêques ayant décidés que la cathédrale serait leur sépulture.

Beaucoup de légendes courent à propos de ces tunnels. L’une d’entre raconte qu’il s’y cacherait un curé sans tête, décapité il y a longtemps. Mais Dona Silvia Morales directrice des archives historiques du diocèse n’est pas de cet avis, prétextant que tout cela est une invention de « grand-mère » pour maintenir tranquille leurs petits-enfants durant la messe de 18 heures à l’église.

La cathédrale recèle plusieurs symboles religieux comme la statue de la Inmaculada concepcion de la virgen Maria, pièce unique de 42 cm taillés dans de l’ivoire qui appartenait au trésor de l’épiscopat de la cathédrale de Leon ou encore El Cristo Negro de Pedrarias placé sur l’autel des Anges et considéré comme une des images les plus anciennes du Nicaragua. On estime son ancienneté à 600 ans et c’est le Christ le plus vénéré de la cathédrale.

1418667858_df5b2f24b0_z

Décrété Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco en 2011, depuis 2012 on a entrepris la restauration complète du monument. Plus d’un million de dollars a été investi dans la sauvegarde de celui-ci. Les travaux de restauration et d’embellissement devraient être terminés courant 2016.

De Leon, on peut soit remonter dans les hautes terres au nord à Matagalpa ou Estreli, soit repartir sur le Honduras par la voie terrestre, soit rejoindre El Salvador par la baie de Fonseca pour compléter son circuit en Amérique Centrale.